Le WWOOFing

L’histoire du wwoofing débute à Londres grâce à une citadine en manque de nature, Sue Coppard. Afin de s’échapper de la capitale le temps d’un week-end, la Londonienne contacte des fermes pour leur proposer ses services. Le wwoofing est né. Derrière l’acronyme Wwoof, il fallait à l’origine comprendre « Working weekends on organic farms » (week-ends de travail dans des fermes bio).

Aujourd’hui, le concept a évolué et Wwoof signifie « World wide opportunities on organic farms » (offres d’emploi mondiales dans les fermes bio).

Le WWOOFing ou WOOFing consiste donc à accueillir sur des exploitations agricoles biologiques des personnes majeures afin de leur faire découvrir un autre mode de vie tourné vers la nature et partageant le quotidien d’exploitants. 

Le WWOOFing permet aux personnes qui le souhaitent de découvrir des techniques relatives à l’agriculture biologique. Elles peuvent en même temps visiter la région et s’intégrer à la vie locale. Il s’agit d’une pratique permettant de s’enrichir en rapports humains et de découvrir un autre mode de vie alternatif. 

Le wwoofing repose sur l’échange. Les hôtes offrent la nourriture, l’hébergement et les occasions d’apprendre contre une assistance en maraîchage, jardinage ou tout autre travail agricole. Le wwoofing exclut tout échange monétaire et propose justement un modèle alternatif. Cela demande au wwoofer de s’investir et à l’hôte de partager son savoir-faire. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un travail.

WWOOFING: bienvenue à la ferme biologique !

Le Wwoofing vu par des hôtes français et anciens woofers : la Ferme des Cairns

« Le Wwoofing est avant tout une transmission d’un savoir-faire entre un exploitant en agriculture biologique et un volontaire qui lui apporte son aide en échange du gîte et du couvert. »

Le WOOFING: C’est quoi ? Expériences, définitions, et pièges à éviter.

Récit en vidéo de 2 voyageuses allemandes en Wwoofing à la ferme d’Anne :

France 3 Centre-Val de Loire

 

RÉCIT D’EXPÉRIENCE inattendue d’Elise alias madmoiZelle :

Témoignage de la blogueuse Mode & Beauté, histoire d’une expérience humaine transformatrice et pleine de sens, en France près de Toulouse, chez Amélie & Samuel. 

> en savoir plus:

Cinq leçons que j’ai apprises sur moi en une semaine de woofing

Pour aller plus loin :

Erbs, Laurent. « Le wwoof(ing) : un territoire du travail dénié », Sens-Dessous, vol. 21, no. 1, 2018, pp. 43-50.

https://www.cairn.info/revue-sens-dessous-2018-1-page-43.htm

Le wwoofing revendique un espace ouvert, externe au monde du travail et basé sur la gratuité. Un fermier héberge un volontaire en échange de ses services. Le rapport social à la source de cette relation interroge car les promoteurs du wwoof lui dénient son intégration à un procès de travail. Ce point de vue contredit la nature des faits. En effet, ces derniers révèlent une économie fondée sur le régime de la dette. Son mécanisme est à l’image d’un système féodal, porteur d’un sous-prolétariat agricole.

 

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